|
L’eutonie pour les musiciens et les chanteurs
Une des applications de l’eutonie est de bien correspondre à la recherche actuelle des musiciens et des chanteurs d’une préparation corporelle bien adaptée à l’exercice de leur art.
Chanter ou jouer d’un instrument impose de passer des heures de scène, de répétition et de travail personnel dans la même position assis ou debout. La tenue de l’instrument et les gestes pour le faire sonner ne sont pas d’emblée naturels pour le débutant, ni ne le restent à la longue. Pris par la production du son qu’il ne cesse d’essayer d’améliorer l’interprète peut s’oublier. Et il doit se débrouiller de jouer malgré les effets du trac ou savoir les déjouer. Alors pour supprimer ou pour prévenir nombre de crispations, de douleurs dans le dos, les épaules, les bras, les doigts ou les lèvres et d’autres ennuis comme les tremblements ou les tendinites, l’eutonie va lui faire découvrir des exercices de relaxation pour se remettre et pour se préparer et d’autres exercices de bonne utilisation du corps pour jouer avec ses moyens d’expression, libres.
L’eutonie donne les moyens de s’observer faire puis de retrouver seul après avoir appris comment y parvenir :
- une posture
- des mouvements
- de la force (du tonus)
- un contact avec l’instrument
- une présence à lui et aux autres qui soient :
· sains (qui ne fassent pas souffrir)
· économiques (qui ne fatiguent que normalement)
· naturels (conformes à notre nature : en respectant les grandes lois d’anatomie, de physiologie, de conscience corporelle, de pesanteur et de physique qui gouvernent notre corps).
Un gros apport de l’eutonie est de bien cerner ce qu’est la relaxation et le relâchement, ces deux faux amis auxquels tout le monde fait appel quand quelque chose ne va pas. Quand on est très fatigué, très crispé ou très nerveux, un temps de relaxation allongé mais efficace doit à la fin laisser libéré, disponible et prêt à faire quelque chose. Si c’est pendant le jeu que l’on recherche à être relâché, cela ne veut jamais dire que l’on doive se donner d’être lourd ou mou mais seulement délié, léger, ferme, fort, mobile et rapide : bref ni fébrile ni agité mais tonique !
Alors comme le dit dans sa cassette vidéo l’eutoniste de la faculté de Musique de Québec, Ursula STUBER : « sans vouloir tout résoudre, la pratique de l’eutonie ouvre des pistes de recherche » pour que le musicien accorde son corps pour la musique..... ce que la pianiste argentine Violeta HEMSY de GAINZA complète dans son livre en disant pour avoir « un corps en état d’art ».
L’Association « l’ASTRAGALE » réunit quelques eutonistes qui s’intéressent aux musiciens et quelques musiciens qui s’intéressent à l’eutonie. Ils rassemblent pour les rendre disponibles : l’expérience, les informations sur les cours et stages et les documents sur ce sujet : « l’Eutonie pour les musiciens ».
L’association édite un bulletin : « Les Notes de l’Astragale ».
Contact pour tous renseignements et documents :
Association Astragale, Dominique Duliège 10 rue Bellecordière,
69002 Lyon
(dominique.duliege@free.fr)
|